Politique
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Re: Politique
mdr
"Io mi curcu ntà stu lettu, u Signuruzzu è 'nnu me' pettu, io rormu e Iddu vigghia si c'è qualcosa m'arruspigghia"


Re: Politique
Sarkozy veut renforcer la lutte contre le piratage
La lutte contre le téléchargement illégal sera-t-elle le prochain cheval de bataille du récent président de la République, Nicolas Sarkozy ? « Si on continue comme ça, on va tuer la Culture », a-t-il déclaré mercredi lors du conseil des ministres. Afin d'enrayer le phénomène, le gouvernement devrait mettre en place une commission chargée de l'étude des moyens à mettre en oeuvre pour lutter contre le téléchargement illégal sur Internet. Vraisemblablement placée sous la responsabilité du ministère de la Culture, cette commission devrait réunir spécialistes du Net et professionnels du secteur tels que Denis Olivennes, PDG de la Fnac.
D'après Reuters, différentes pistes seraient à l'étude : durcissement des sanctions formulées à l'encontre des pirates oeuvrant à grande échelle ; mises en place de dispositifs adaptés aux niveaux des fournisseurs d'accès ; valorisation et développement de l'offre de téléchargement légal.
Laurent Wauquiez, porte-parole du gouvernement, n'évoque pas l'obligation de filtrer les réseaux de P2P au niveau des FAI - au sujet duquel l'opérateur belge Scarlet vient de faire appel dans son pays - mais plutôt la mise en place d'un système de type riposte graduée. Charge aux ayants droit de surveiller les réseaux, puis d'avertir les FAI qui pourraient alors envoyer un courrier d'avertissement à leurs clients, avant d'opérer d'éventuelles sanctions au niveau de l'abonnement. Ce qui ne va pas sans poser quelques problèmes juridiques, car le FAI n'a théoriquement pas le droit de sanctionner un internaute si la décision n'a pas été avalisée par la justice.
Un temps évincée des débats relatifs à la loi DADVSI, la riposte graduée pourrait donc faire son grand retour. En janvier dernier, une circulaire émanant du ministère de la Culture précisait les modalités d'application de la loi DADVSI. Elle prévoyait déjà qu'une distinction soit opérée au niveau des sanctions entre les éditeurs de logiciels d'échange de fichiers, les internautes qui téléchargent illégalement, et ceux qui mettent à disposition des oeuvres sur les réseaux électroniques.
La lutte contre le téléchargement illégal sera-t-elle le prochain cheval de bataille du récent président de la République, Nicolas Sarkozy ? « Si on continue comme ça, on va tuer la Culture », a-t-il déclaré mercredi lors du conseil des ministres. Afin d'enrayer le phénomène, le gouvernement devrait mettre en place une commission chargée de l'étude des moyens à mettre en oeuvre pour lutter contre le téléchargement illégal sur Internet. Vraisemblablement placée sous la responsabilité du ministère de la Culture, cette commission devrait réunir spécialistes du Net et professionnels du secteur tels que Denis Olivennes, PDG de la Fnac.
D'après Reuters, différentes pistes seraient à l'étude : durcissement des sanctions formulées à l'encontre des pirates oeuvrant à grande échelle ; mises en place de dispositifs adaptés aux niveaux des fournisseurs d'accès ; valorisation et développement de l'offre de téléchargement légal.
Laurent Wauquiez, porte-parole du gouvernement, n'évoque pas l'obligation de filtrer les réseaux de P2P au niveau des FAI - au sujet duquel l'opérateur belge Scarlet vient de faire appel dans son pays - mais plutôt la mise en place d'un système de type riposte graduée. Charge aux ayants droit de surveiller les réseaux, puis d'avertir les FAI qui pourraient alors envoyer un courrier d'avertissement à leurs clients, avant d'opérer d'éventuelles sanctions au niveau de l'abonnement. Ce qui ne va pas sans poser quelques problèmes juridiques, car le FAI n'a théoriquement pas le droit de sanctionner un internaute si la décision n'a pas été avalisée par la justice.
Un temps évincée des débats relatifs à la loi DADVSI, la riposte graduée pourrait donc faire son grand retour. En janvier dernier, une circulaire émanant du ministère de la Culture précisait les modalités d'application de la loi DADVSI. Elle prévoyait déjà qu'une distinction soit opérée au niveau des sanctions entre les éditeurs de logiciels d'échange de fichiers, les internautes qui téléchargent illégalement, et ceux qui mettent à disposition des oeuvres sur les réseaux électroniques.
Re: Politique
Timal Jo a écrit:« Si on continue comme ça, on va tuer la Culture »,
Ben voyons! Jamais acheté autant de cds que depuis que j'télécharge.
Ils ont qu'à mettre en avant les bons disques, là les gens achèteront, j'comprends qu'personne achète d'albums si c'est juste pour avoir la chanson qui passe à la radio tout en sachant que l'reste leur plaira pas.
Sinon une fois j'ai reçu une plainte de la SCPP (c'est comme la SACEM, ou ça y ressemble) parce que j'avais mis un morceau de DJ Shadow sur mon radioblog, j'ai donc du supprimer tout mon radioblog sinon free foutait mon ftp en l'air. Tant qu'ça reste comme ça, c'est à dire avertir puis sanctionner si rien n'est fait, ça ira à peu près. ("à peu près" parce que j'étais quand même bien deg de devoir supprimer mon radioblog)
Re: Politique
Je fais partie des anti-téléchargement qui téléchargent. ^^ Je comprend la nécessité de lutter contre, mais au même temps c'est bien pratique pour le porte-feuille.
En tout cas moi j'achète pratiquement plus aucun CD maintenant, et si tout le monde se met à faire ça c'est vrai qu'il faut prendre des mesures...
En tout cas moi j'achète pratiquement plus aucun CD maintenant, et si tout le monde se met à faire ça c'est vrai qu'il faut prendre des mesures...
Re: Politique
mdr "on va tuer la culture" venant de lui c'est l'hopital qui s'fout de la charité
et surtout quand on voit les pleintes, par exemple, a l'encontre des rappeurs français.. ou encore comment sont traités les artistes en France.. voila quoi
concernant les telechargements, d'une les disques sont trop chers, et de deux, quand tu sais ce que touche un artiste par rapport a la maison de skeud sur un CD vendu, ça donne pas envie d'y claquer des thunes..
et surtout quand on voit les pleintes, par exemple, a l'encontre des rappeurs français.. ou encore comment sont traités les artistes en France.. voila quoi
concernant les telechargements, d'une les disques sont trop chers, et de deux, quand tu sais ce que touche un artiste par rapport a la maison de skeud sur un CD vendu, ça donne pas envie d'y claquer des thunes..
"Io mi curcu ntà stu lettu, u Signuruzzu è 'nnu me' pettu, io rormu e Iddu vigghia si c'è qualcosa m'arruspigghia"


Re: Politique
il Libanese a écrit:mdr "on va tuer la culture" venant de lui c'est l'hopital qui s'fout de la charité
et surtout quand on voit les pleintes, par exemple, a l'encontre des rappeurs français.. ou encore comment sont traités les artistes en France.. voila quoi...
??
C'est quoi le rapport??
Sinon faut pas non plus croire que les maisons de disques enculent tellement les artistes... Parcequ'elle lâche beaucoup d'argent avant et pendant la sortie des produits, c'est quand même qui s'occupe de la partie marketing, de la distribution, etc...
Tu vois que ce qu'ils gagnent, pas ce qu'il dépensent... Certains artistes ont besoin des maisons de disques, d'autres non, certains y sont très bien, d'autres non, c'est tout...
Re: Politique
Raziel a écrit:il Libanese a écrit:mdr "on va tuer la culture" venant de lui c'est l'hopital qui s'fout de la charité
et surtout quand on voit les pleintes, par exemple, a l'encontre des rappeurs français.. ou encore comment sont traités les artistes en France.. voila quoi...
??
C'est quoi le rapport??
Sinon faut pas non plus croire que les maisons de disques enculent tellement les artistes... Parcequ'elle lâche beaucoup d'argent avant et pendant la sortie des produits, c'est quand même qui s'occupe de la partie marketing, de la distribution, etc...
Tu vois que ce qu'ils gagnent, pas ce qu'il dépensent... Certains artistes ont besoin des maisons de disques, d'autres non, certains y sont très bien, d'autres non, c'est tout...
le rapport ? les pleintes contre des mecs comme La Rumeur, Mr R, Sniper.. c'est une étape avant la censure.. et ces mecs la font parti du hip hop et de sa culture, et donc de la culture en générale. pour moi le rapport est là.
apres faut pas s'voiler la face non plus.. Universal prend bien plus de thunes que l'artiste qu'il produit, distribue etc..
"Io mi curcu ntà stu lettu, u Signuruzzu è 'nnu me' pettu, io rormu e Iddu vigghia si c'è qualcosa m'arruspigghia"


Re: Politique
C'est vrai que Sarkozy est plutôt marrant quand il part de culture. Je me rappel encore de l'interview de Michel Onfray où il avait sorti "Je n'aime pas Socrate ni sa philosophie"
Et je rejoins Il Libanese sur le rap, c'est clair que le procés de La Rumeur et des autres groupes de rap étaient vraiment du n'importe quoi (ils ont tous été acquité en plus).
Par contre notre cher Johny ah ca non hein ! On va pas laisser ces pirates exploitaient sa musique ! Sinon ce pauvre homme ne pourra pas se payer la dernière version 8.0 de son jet privé et devra se contenter du 7.0...quel misère. Bref (j'en rajoute hein), on sent qu'il y a deux poids deux mesures dès qu'il s'agit de rap.
Concernant le sujet initial faut reconnaitre que c'est un débat sans fin mais un jour un mec m'a dit: "ah bon toi tu telecharge, donc c'est comme si t'allais dans un musée et qu'tu prennais l'oeuvre de ton choix". J'ai pas trouvé ca idiot. A méditer.
Et je rejoins Il Libanese sur le rap, c'est clair que le procés de La Rumeur et des autres groupes de rap étaient vraiment du n'importe quoi (ils ont tous été acquité en plus). Par contre notre cher Johny ah ca non hein ! On va pas laisser ces pirates exploitaient sa musique ! Sinon ce pauvre homme ne pourra pas se payer la dernière version 8.0 de son jet privé et devra se contenter du 7.0...quel misère. Bref (j'en rajoute hein), on sent qu'il y a deux poids deux mesures dès qu'il s'agit de rap.
Concernant le sujet initial faut reconnaitre que c'est un débat sans fin mais un jour un mec m'a dit: "ah bon toi tu telecharge, donc c'est comme si t'allais dans un musée et qu'tu prennais l'oeuvre de ton choix". J'ai pas trouvé ca idiot. A méditer.
Les convictions sont des prisons -Nietzsche-
Re: Politique
Kenji a écrit:C'est vrai que Sarkozy est plutôt marrant quand il part de culture. Je me rappel encore de l'interview de Michel Onfray où il avait sorti "Je n'aime pas Socrate ni sa philosophie"![]()
Et?? Obligé de kiffer Socrate?? C'est ce qu'il pensent ma foi, quand Nietzche critique tout ses prédécésseurs, personne ne l'a remit en question, au contraire...
Pour le coup du musée, c'est stupide, ça voudrait dire que tu rammène l'oeuvre chez toi, or, l'oeuvre est unique... L'appliquer à l musique reviendrait à dire "c'est comme si tu volais tout les CD d'un artiste et que plus personne ne pouvait l'écouter..."
Le téléchargement c'est comme rentrer dans un musée sans payer, c'est tout...
Re: Politique
Kenji a écrit:c'est clair que le procés de La Rumeur et des autres groupes de rap étaient vraiment du n'importe quoi (ils ont tous été acquité en plus).
"Le 11 juillet 2007, la Cour de Cassation annule la décision de relaxe prononcée en faveur de Mohamed Bourokba (Hamé) et se conforme donc aux conclusions du 26 juin 2007 de l' avocat général. L'affaire est renvoyée devant la cour d'appel de Versailles."
(Source: Wikipédia)
Re: Politique
Badger a écrit:Kenji a écrit:c'est clair que le procés de La Rumeur et des autres groupes de rap étaient vraiment du n'importe quoi (ils ont tous été acquité en plus).
"Le 11 juillet 2007, la Cour de Cassation annule la décision de relaxe prononcée en faveur de Mohamed Bourokba (Hamé) et se conforme donc aux conclusions du 26 juin 2007 de l' avocat général. L'affaire est renvoyée devant la cour d'appel de Versailles."
(Source: Wikipédia)
Serieux ! J'y croit même pas, c'est un truc de ouf. J'étais certains qu'il allait être acquitté. Ils ont diffamé personne en plus, d'un point de vu du droit c'est une evidence.
Raziel a écrit:Et?? Obligé de kiffer Socrate?? C'est ce qu'il pensent ma foi, quand Nietzche critique tout ses prédécésseurs, personne ne l'a remit en question, au contraire...
Non mais c'est juste un des plus grands philosophes de l'histoire mais à part ca ...
Pour le coup du musée, c'est stupide, ça voudrait dire que tu rammène l'oeuvre chez toi, or, l'oeuvre est unique... L'appliquer à l musique reviendrait à dire "c'est comme si tu volais tout les CD d'un artiste et que plus personne ne pouvait l'écouter..."
A partir du moment où le téléchargement tue la survie d'une oeuvre cet exemple fonctionne. Si le telechargement la fait disparaitre sur le marché c'est comme si le tableau disparaissait on est d'accord ?
Après ca ne s'étend pas sur la totalité du marché du disque.
Les convictions sont des prisons -Nietzsche-
Re: Politique
Kenji a écrit:Raziel a écrit:Et?? Obligé de kiffer Socrate?? C'est ce qu'il pensent ma foi, quand Nietzche critique tout ses prédécésseurs, personne ne l'a remit en question, au contraire...
Non mais c'est juste un des plus grands philosophes de l'histoire mais à part ca ...
ET??
Kenji a écrit:Pour le coup du musée, c'est stupide, ça voudrait dire que tu rammène l'oeuvre chez toi, or, l'oeuvre est unique... L'appliquer à l musique reviendrait à dire "c'est comme si tu volais tout les CD d'un artiste et que plus personne ne pouvait l'écouter..."
A partir du moment où le téléchargement tue la survie d'une oeuvre cet exemple fonctionne. Si le telechargement la fait disparaitre sur le marché c'est comme si le tableau disparaissait on est d'accord ?
Après ca ne s'étend pas sur la totalité du marché du disque.
Le miens tiens toujours, à force de pas payer, on peut plus entretenir les oeuvres, les restaurer, etc... Donc à long terme, on ne les verras plus en public, et seront également ammener à disparaître...
Voilà, j'suis content j'ai donné un meilleur parralèle
Re: Politique
Raziel a écrit:
ET??
Et pour un homme politique de son statut qui est censé avoir un esprit developpé et apte a refléchir pour prendre des décisions importante, dire qu'il ne prête guère attention à un des fondateur de la philosophie me choque. Point.
Raziel a écrit:
Le miens tiens toujours, à force de pas payer, on peut plus entretenir les oeuvres, les restaurer, etc... Donc à long terme, on ne les verras plus en public, et seront également ammener à disparaître...
Voilà, j'suis content j'ai donné un meilleur parralèle
Ouai bon, en même temps j'ai donné une image ... c'est pas pour la déboulounner et en faire tout un discours
Les convictions sont des prisons -Nietzsche-
Re: Politique
Un article interessant, datant d'avril, qui nous éclaire bcp mieux sur la situation du marché du disque :
(Paris - Relaxnews) - Le Syndicat national de l'édition phonographique (Snep) a présenté, mardi, les chiffres du marché du disque en France au premier trimestre 2007. En crise depuis plus de cinq ans, ce secteur s'est effondré de 25% depuis le début de l'année. Le marché du disque, qui a perdu 40% de sa valeur depuis 2002, enregistre donc une nouvelle baisse importante au premier trimestre 2007.
Hervé Rony, directeur général du Snep, réagit à ce constat et décrit l'évolution et les nouvelles perspectives de ce marché.
Avec une baisse de près de 25%, le marché du disque entame-t-il une phase préoccupante ?
Hervé Rony : Certes, la baisse est très importante, mais il ne s'agit pas pour autant de s'alarmer. Nous avons connu déjà une baisse similaire en 2003-2004. Les raisons de cette crise sont conjoncturelles. Le téléchargement illégal est encore très important et le problème ne risque pas d'être réglé de sitôt. De plus, les trois premiers mois de l'année n'ont pas connu de fortes sorties commerciales. C'est un élément important à prendre en compte. En fait, nous nous attendions à une baisse, mais nous n'avions pas prévu une chute aussi forte. Evidemment, tout cela est relatif, car le résultat d'un trimestre ne saurait traduire celui de l'année. Le marché peut donc encore évoluer.
Pour quelles raisons le marché digital ne parvient-il pas à compenser les ventes physiques ?
H.R : En réalité, le marché digital ne va pas remplacer le marché physique de la musique enregistrée. Il faut donc travailler sur ces deux secteurs parallèles. Au premier trimestre, le marché physique de la musique enregistrée a représenté 161 millions d'euros tandis que le secteur numérique n'a pas dépassé 11 millions. Le numérique n'a pas encore atteint la place escomptée pour la bonne raison que le téléchargement illégal est toujours très important en France. Une tolérance s'est peu à peu instaurée sur le système de téléchargement illégal à tel point qu'il est devenu une pratique d'accès à la culture. Beaucoup d'offres existent pourtant en matière de téléchargement légal, mais le message ne semble pas encore très au point. Nous attendons beaucoup du nouveau gouvernement qui sera mis en place après l'élection présidentielle, notamment plus de pédagogie.
Faut-il davantage sanctionner le téléchargement illégal ?
H. R : Le Snep n'est pas favorable à des sanctions pénales. Toutefois, il faudrait sérieusement réfléchir à la création de mesures sur les abonnés de façon à créer un effet de bascule vers le téléchargement légal. Certaines maisons de disques ont déjà pris les devants en décidant de supprimer leur DRM (mesures de protection des disques). Nous n'avons pas vraiment d'avis sur cette question, mais cette mesure peut favoriser le passage au téléchargement légal car il étend l'offre et s'adapte aux nouveaux consommateurs.
Les ventes de singles accusent une baisse de 62,9%. Comment expliquer cette chute impressionnante ?
H.R : C'est un phénomène très marquant, mais aussi très structurel pour deux raisons. D'une part, le téléchargement de titres rend peu à peu le single obsolète. D'autre part, les magasins de disques et grandes enseignes spécialisées réduisent de façon impressionnante leurs rayons de singles. C'est un cercle vicieux car l'offre diminue, tout comme la demande. En fait, le single est en train de disparaître complètement et d'être remplacé par l'offre digitale. Ce processus n'est pas récent. Le single a toujours été davantage touché par la crise du disques que les albums.
Les ventes de sonneries de téléphones portables ont baissé de 29,8% tandis que l'achat de titres a augmenté de 157,2 %. Qu'en est-il réellement du marché de la téléphonie mobile ?
H.R : Le secteur de la téléphonie mobile évolue à toute vitesse. D'un côté, le téléchargement de titres sur téléphones portables connaît une véritable explosion, ce qui est positif, de l'autre, le marché des sonneries accuse un ralentissement notable, mais prévisible. En effet, en tant que professionnels, nous avions anticipé cette baisse car le secteur des sonneries se caractérise par un fort taux de rotation. L'effet compulsif a été largement atténué depuis quelques mois. Au départ, il portait en lui l'attrait de la nouveauté. Depuis, la situation s'est peu à peu stabilisée car les gens, en particulier les jeunes très friands de cette nouvelle offre, s'habituent à leurs sonneries de portables et ne la changent plus aussi fréquemment.
Source : http://www.commentcamarche.net/forum/affich-2920985-les-chiffres-du-marche-du-disque-en-france
(Paris - Relaxnews) - Le Syndicat national de l'édition phonographique (Snep) a présenté, mardi, les chiffres du marché du disque en France au premier trimestre 2007. En crise depuis plus de cinq ans, ce secteur s'est effondré de 25% depuis le début de l'année. Le marché du disque, qui a perdu 40% de sa valeur depuis 2002, enregistre donc une nouvelle baisse importante au premier trimestre 2007.
Hervé Rony, directeur général du Snep, réagit à ce constat et décrit l'évolution et les nouvelles perspectives de ce marché.
Avec une baisse de près de 25%, le marché du disque entame-t-il une phase préoccupante ?
Hervé Rony : Certes, la baisse est très importante, mais il ne s'agit pas pour autant de s'alarmer. Nous avons connu déjà une baisse similaire en 2003-2004. Les raisons de cette crise sont conjoncturelles. Le téléchargement illégal est encore très important et le problème ne risque pas d'être réglé de sitôt. De plus, les trois premiers mois de l'année n'ont pas connu de fortes sorties commerciales. C'est un élément important à prendre en compte. En fait, nous nous attendions à une baisse, mais nous n'avions pas prévu une chute aussi forte. Evidemment, tout cela est relatif, car le résultat d'un trimestre ne saurait traduire celui de l'année. Le marché peut donc encore évoluer.
Pour quelles raisons le marché digital ne parvient-il pas à compenser les ventes physiques ?
H.R : En réalité, le marché digital ne va pas remplacer le marché physique de la musique enregistrée. Il faut donc travailler sur ces deux secteurs parallèles. Au premier trimestre, le marché physique de la musique enregistrée a représenté 161 millions d'euros tandis que le secteur numérique n'a pas dépassé 11 millions. Le numérique n'a pas encore atteint la place escomptée pour la bonne raison que le téléchargement illégal est toujours très important en France. Une tolérance s'est peu à peu instaurée sur le système de téléchargement illégal à tel point qu'il est devenu une pratique d'accès à la culture. Beaucoup d'offres existent pourtant en matière de téléchargement légal, mais le message ne semble pas encore très au point. Nous attendons beaucoup du nouveau gouvernement qui sera mis en place après l'élection présidentielle, notamment plus de pédagogie.
Faut-il davantage sanctionner le téléchargement illégal ?
H. R : Le Snep n'est pas favorable à des sanctions pénales. Toutefois, il faudrait sérieusement réfléchir à la création de mesures sur les abonnés de façon à créer un effet de bascule vers le téléchargement légal. Certaines maisons de disques ont déjà pris les devants en décidant de supprimer leur DRM (mesures de protection des disques). Nous n'avons pas vraiment d'avis sur cette question, mais cette mesure peut favoriser le passage au téléchargement légal car il étend l'offre et s'adapte aux nouveaux consommateurs.
Les ventes de singles accusent une baisse de 62,9%. Comment expliquer cette chute impressionnante ?
H.R : C'est un phénomène très marquant, mais aussi très structurel pour deux raisons. D'une part, le téléchargement de titres rend peu à peu le single obsolète. D'autre part, les magasins de disques et grandes enseignes spécialisées réduisent de façon impressionnante leurs rayons de singles. C'est un cercle vicieux car l'offre diminue, tout comme la demande. En fait, le single est en train de disparaître complètement et d'être remplacé par l'offre digitale. Ce processus n'est pas récent. Le single a toujours été davantage touché par la crise du disques que les albums.
Les ventes de sonneries de téléphones portables ont baissé de 29,8% tandis que l'achat de titres a augmenté de 157,2 %. Qu'en est-il réellement du marché de la téléphonie mobile ?
H.R : Le secteur de la téléphonie mobile évolue à toute vitesse. D'un côté, le téléchargement de titres sur téléphones portables connaît une véritable explosion, ce qui est positif, de l'autre, le marché des sonneries accuse un ralentissement notable, mais prévisible. En effet, en tant que professionnels, nous avions anticipé cette baisse car le secteur des sonneries se caractérise par un fort taux de rotation. L'effet compulsif a été largement atténué depuis quelques mois. Au départ, il portait en lui l'attrait de la nouveauté. Depuis, la situation s'est peu à peu stabilisée car les gens, en particulier les jeunes très friands de cette nouvelle offre, s'habituent à leurs sonneries de portables et ne la changent plus aussi fréquemment.
Source : http://www.commentcamarche.net/forum/affich-2920985-les-chiffres-du-marche-du-disque-en-france
Les convictions sont des prisons -Nietzsche-














