Les pirates de Wikipedia : les pros se refont la biographie
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Les pirates de Wikipedia : les pros se refont la biographie
Wikipedia est victime de son succès. Aujourd’hui, les trois premiers liens d’une recherche Google, terminal presque obligatoire de la navigation en France, redirigent vers cet encyclopédie collaborative. Collaborative signifie que tous peuvent y contribuer, même vous. Enfin surtout vous.
Succès incontestable, Wikipedia en est venu à s’institutionnaliser, devenant une référence pour étudiants comme pour les journalistes, voire… les hommes politiques. Le Canard enchainé révélait la semaine dernière que trois communiqués de Nicolas Sarkozy étaient ni plus ni moins qu’un copié-collé de biographies péchées sur Wikipédia…
L’encyclopédie est donc devenu un enjeu majeur de communication. Et tout le monde s’est empressé d’y travestir la vérité, manipulant données, faits et chiffres.
C’était compter sans Virgil Griffith, un étudiant californien, qui a crée le Wikiscanner. Un instrument qui permet de savoir qui a modifié quoi. Et là surprise, les manipulateurs ont été pris al main dans le pot de confiture. CIA, ministères, chaînes de télévision, politiques, Vatican, grandes compagnies internationales, voire l’Eglise de Scientologie, chacun réécrit sa biographie...
Au Ministère de l’Education nationale, un fayot a ainsi cru bon de délester la biographie de son ministre de tutelle de quelques déboires aves la justice, alors qu’au Ministère des Finances, on a préféré sucrer un paragraphe sur l’appartement de fonction de Jean-François Copé, digne émule d’un Gaymard.
Si en France ce sont les écarts de conduite des politiques qui font l’objet d’une réécriture disons "critique" (enfin pas trop, justement) de Wikipedia, il peut arriver que cela confine au blanchiment. Ainsi, à la mairie de Levallois, on doit s’ennuyer. Les nombre de modifications de Wikipedia y est énorme (un service public local, plusieurs centaines de modifications !) et surtout, l’éponge a été passée sur les déboires judiciaires (pour corruption) de son maire, Patrick Balkany. A Marseille, ce sont les soucis électoraux du maire adjoint Muselier qui sont pieusement tus, ainsi que le soutien du maire Jean-Claude Gaudin au Front National local.
La guerre sur Wikipedia se fait sur tous les fronts, même secondaires : la mairie d’Asnières a ainsi fait disparaitre le lien vers l’Association de Défense des Contribuables Asniérois : le maire ne voulait sans doute pas que l’on puisse se plaindre des impôts locaux !
Les entreprises ne sont pas en reste. TF1 cherche à occulter une polémique naissante sur la légalité des programmes de sa chaîne filiale Jet , alors que la société américaine Diebold, fournisseur de machines à voter critiquées pour leur défaillances en terme de sécurité a retiré pas moins de 15 paragraphes la concernant, notamment sur les failles de son matériel et son soutien financier à George Bush.
Aéroports de Paris a fait mieux en rebaptisant ADP et les nuisances aériennes en un ADP et l’environnent, quand même plus en phase avec la communication d’entreprise. Pas la peine non plus de mentionner les retards de constructions : ça pourrait chagriner les ouvriers du chantiers !
Une question d’image, mais pas seulement. Wikipedia, outil quotidien des journalistes, peut se révéler un moyen efficace de se faire de l’argent en surfant sur la rumeur, financière en particulier.
Un petit malin d’Air France a ainsi publié que l’idée d’une fusion avec la compagnie Alitalia était abandonnée. C’était faux. Admettons un instant que l’information ait transpiré jusque dans les médias traditionnels : le cours de bourse aurait sans doute tangué. Si l’on est à l’initiative de la rumeur, la culbute était prévisble. Entre le délit d’initié et la Prophétie autoprédictive, la tentation sera forte…
Parfois le sujet est tellement stratégique qu’il peut provoquer une guerre en bonne et due forme. Au soir de l’affrontement télévisé entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, où les deux candidats avaient fait assaut d’ignorance sur le dossier du nucléaire, leurs partisans avaient modifié plusieurs fois la notule concernant l’EPR. Une bataille destinée à influencer des journalistes tout aussi ignorants. Vous avez dit manipulation ?
Didier Rossignol-Francini
source: aol
Succès incontestable, Wikipedia en est venu à s’institutionnaliser, devenant une référence pour étudiants comme pour les journalistes, voire… les hommes politiques. Le Canard enchainé révélait la semaine dernière que trois communiqués de Nicolas Sarkozy étaient ni plus ni moins qu’un copié-collé de biographies péchées sur Wikipédia…
L’encyclopédie est donc devenu un enjeu majeur de communication. Et tout le monde s’est empressé d’y travestir la vérité, manipulant données, faits et chiffres.
C’était compter sans Virgil Griffith, un étudiant californien, qui a crée le Wikiscanner. Un instrument qui permet de savoir qui a modifié quoi. Et là surprise, les manipulateurs ont été pris al main dans le pot de confiture. CIA, ministères, chaînes de télévision, politiques, Vatican, grandes compagnies internationales, voire l’Eglise de Scientologie, chacun réécrit sa biographie...
Au Ministère de l’Education nationale, un fayot a ainsi cru bon de délester la biographie de son ministre de tutelle de quelques déboires aves la justice, alors qu’au Ministère des Finances, on a préféré sucrer un paragraphe sur l’appartement de fonction de Jean-François Copé, digne émule d’un Gaymard.
Si en France ce sont les écarts de conduite des politiques qui font l’objet d’une réécriture disons "critique" (enfin pas trop, justement) de Wikipedia, il peut arriver que cela confine au blanchiment. Ainsi, à la mairie de Levallois, on doit s’ennuyer. Les nombre de modifications de Wikipedia y est énorme (un service public local, plusieurs centaines de modifications !) et surtout, l’éponge a été passée sur les déboires judiciaires (pour corruption) de son maire, Patrick Balkany. A Marseille, ce sont les soucis électoraux du maire adjoint Muselier qui sont pieusement tus, ainsi que le soutien du maire Jean-Claude Gaudin au Front National local.
La guerre sur Wikipedia se fait sur tous les fronts, même secondaires : la mairie d’Asnières a ainsi fait disparaitre le lien vers l’Association de Défense des Contribuables Asniérois : le maire ne voulait sans doute pas que l’on puisse se plaindre des impôts locaux !
Les entreprises ne sont pas en reste. TF1 cherche à occulter une polémique naissante sur la légalité des programmes de sa chaîne filiale Jet , alors que la société américaine Diebold, fournisseur de machines à voter critiquées pour leur défaillances en terme de sécurité a retiré pas moins de 15 paragraphes la concernant, notamment sur les failles de son matériel et son soutien financier à George Bush.
Aéroports de Paris a fait mieux en rebaptisant ADP et les nuisances aériennes en un ADP et l’environnent, quand même plus en phase avec la communication d’entreprise. Pas la peine non plus de mentionner les retards de constructions : ça pourrait chagriner les ouvriers du chantiers !
Une question d’image, mais pas seulement. Wikipedia, outil quotidien des journalistes, peut se révéler un moyen efficace de se faire de l’argent en surfant sur la rumeur, financière en particulier.
Un petit malin d’Air France a ainsi publié que l’idée d’une fusion avec la compagnie Alitalia était abandonnée. C’était faux. Admettons un instant que l’information ait transpiré jusque dans les médias traditionnels : le cours de bourse aurait sans doute tangué. Si l’on est à l’initiative de la rumeur, la culbute était prévisble. Entre le délit d’initié et la Prophétie autoprédictive, la tentation sera forte…
Parfois le sujet est tellement stratégique qu’il peut provoquer une guerre en bonne et due forme. Au soir de l’affrontement télévisé entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, où les deux candidats avaient fait assaut d’ignorance sur le dossier du nucléaire, leurs partisans avaient modifié plusieurs fois la notule concernant l’EPR. Une bataille destinée à influencer des journalistes tout aussi ignorants. Vous avez dit manipulation ?
Didier Rossignol-Francini
source: aol
konscience- Immortel
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Re: Les pirates de Wikipedia : les pros se refont la biographie
ca a deja été posté par kenji ca je crois
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dub- Datura Stramoine
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Re: Les pirates de Wikipedia : les pros se refont la biographie
dub a écrit:ca a deja été posté par kenji ca je crois
Je confirme
http://www.streetmelody.com/Hall-c8/Squat-f23/Qui-modifie-Wikipedia-La-CIA-le-Vatican-t6692.htm
Cela dit l'article de Kons' repose sur le même thême mais parle d'autre chose par la suite. C'est également interessant donc y'a pas de mal.

Kenji- Leader
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Re: Les pirates de Wikipedia : les pros se refont la biographie
autant pour moi ou au temps pour moi, ca dépend si on aime ou pas
bref.. ^^
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dub- Datura Stramoine
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